Crépuscule Gris - Chapitre 6 (partie 2) | La croisée des chemins


Mke Mke

Publié le 17/08/2020 23:13
Mis à jour le 27/08/2020 22:31

5 mins de lecture

Chapitre 1 | La grotte de cristal

Chapitre 2 | Le désert   

Chapitre 3 | L’interprète   

Chapitre 4 | Fort Toral 

Chapitre 5 | Un monde de draks et d'épées 

Chapitre 6 | La croisée des chemins (partie 1)


Résumé des chapitres précédents : Juan, Miguel, Franck, Julie et Marie ont émergé dans un monde inconnu dont les jours sont bercés de deux soleils. Par un concours de circonstances obscur, Julie a appris la langue locale. Le groupe s'est fait par la suite capturer par des soldats chevauchant des griffons, qui les ont emprisonnés dans une forteresse à flanc de montagne. Tandis que leur ravisseur a tenté de les faire disparaître, ils ont été sauvés par un inconnu appelé Sayur, d'un peuple venant de l'Est lointain. Les voici arrivés à la cité de Vertval, à la demeure de la famille De Grandvaux (Obianne et Barnabas). Ils y découvrent des domestiques centaures, rencontrent le doyen des mages Palil d'Adk, et se voient donner à tous la compréhension de la langue locale. Une audience avec le seigneur de Grandvaux vient de se terminer, au ton entre la mise en garde et la bienvenue.




Dès que le dernier des cinq fut sorti, le maître des lieux se tourna vers le doyen.

- Qu'en penses-tu Palil ? Pouvons nous leur faire confiance ? demanda Barnabas

- J'ai parcouru leurs esprits à leur insu hier, Barnabas, tout ce qu'ils ont dit est vrai. Leur présence ici est vraiment accidentelle. Pour être honnête ce ne sont pas ces pauvres gens qui m'inquiètent.

- Que veux-tu dire ?

- Pourquoi Gidas les aurait-il enfermés et interrogés ? Et surtout, pourquoi a-t-il cherché à cacher leur présence ? Ce que je trouve le plus étrange est qu'il leur manque une partie de leurs souvenirs récents. Julie a affirmé avoir été interrogée plusieurs fois à Fort Toral, mais je n'en ai retrouvé aucune trace dans son esprit. Je pense que quelqu'un a cherché à faire disparaître les traces de ces interrogatoires. Avait-il peur que quelqu'un ne découvre quelque chose de gênant ? Tout cela n'est pas normal.

- Nous en informerons Isdar dès son arrivée, tenta de rassurer Barnabas. S'il y a dissidence, il prendra les mesures qu'il faut.

- Il me semble avisé d'envoyer au plus vite des troupes sécuriser cette porte. Qui sait ce qui peut en sortir ?

- Je vais demander à mon fils de monter une expédition discrète. Des troupes eserithiennes sur les terres des Ballin risquent d'engendrer un incident diplomatique, mais je me vois mal demander ça à Gidas, compte tenu des circonstances. 

- Tant de savoir a été perdu, comment avons nous pu passer à côté d'un passage entre deux mondes ? conclut rhétoriquement Palil




Peu après l'échange très formel avec le maître des lieux, les compagnons égarés se retrouvèrent dans l'un des salons de jardin de la cour centrale. De petits oiseaux s'ébrouaient dans l'eau de la fontaine, et de nombreux centaures s'affairaient déjà autour d'eux. Une légère brise apportait les effluves parfumées des massifs en fleurs. La demeure des Grandvaux dégageait une aura de quiétude quasi féerique.

- Que va-t-il se passer maintenant ? demanda Miguel

- Je vous l'ai dit tout à l'heure, je ne baisserai pas les bras, dit Juan. Ma famille m'attend et je compte bien les retrouver. Je retournerai à la porte dès que possible.

- Il ne se passera rien avant une semaine Juan, dit Franck. Les instructions sont claires, nous sommes dans une cage dorée jusqu'à l'arrivée de leur empereur.

- Regardez autour de vous, ça n'a pas l'air si mal, enchaîna Marie en se tournant vers la cour intérieure. Je pense que je pourrai tenir sans problème une semaine de plus dans ces conditions

- C'est étrange, dit Julie, j'ai du mal à me souvenir de ce qui s'est passé dans cette forteresse. Je sais que j'ai été emmené hors de notre cellule, et nous avons tous vu l'état de Marie lorsqu'elle est arrivée ici, pour autant je n'arrive pas à me souvenir des questions qu'ils m'ont posées ni de ce que j'ai pu leur dire.

- Nous avons tous été mis à rude épreuve, dit Franck, ne te tourmente pas trop pour ça. L'essentiel est que nous soyons ensemble et en bonne santé. 

- Bien sûr, j'ai juste besoin d'un peu de temps pour encaisser tout ce qui nous arrive

- Viens Julie, on va faire un tour dans les champs, un peu d'air nous fera du bien, proposa Marie.

- Même si les choses semblent s'arranger, il faut que nous restions sur nos gardes. Si vous voyez quelque chose de louche, partagez-le avec les autres.

- Je comprends que tu sois inquiet Franck, mais franchement, nous devrions profiter un peu de cette première journée de liberté, même si elle est limitée. 

Les deux jeunes femmes se levèrent et partirent en direction du portail arrière qui s'ouvrait sur les collines. 

- Qu'est-ce que vous allez faire, vous ? demanda Miguel. Moi j'ai vu une bibliothèque tout à l'heure, je suis curieux de voir ce qu'il y a dedans, je pense aller y jeter un oeil

- Je viens avec toi, dit Juan. Il faut que je m'occupe l'esprit, je n'arrête pas de penser à mes enfants.

Franck se retrouva seul dans son siège de rotin, vexé que personne n'ai pris ses conseils au sérieux, ni ne lui ait proposé de l'accompagner. Il regarda les yeux dans le vague Julie et Marie s'éloigner. Franchissant la porte du grand salon, Mathias de Grandvaux l'aperçut  isolé et vint s'asseoir face à lui.


Chapitre 6 | La croisée des chemins (partie 3)





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