Tourne tourne carrousel enchanté,
Voitures rutilantes, camions de pompiers.
Tandis que les avions décollent,
Les petits chevaux en tête caracolent.
La fusée s’élance et vise la lune,
A son bord, une frimousse brune
Agite fièrement dans sa menotte,
Le précieux trophée qu’elle dorlote
Comme un doudou de dessin animé
D’un autre tour de magie gratifiée.
Les couleurs et les saveurs se mêlent
Dans un joyeux tintamarre perpétuel.
Des amoureux dévorent l’amour en pomme,
La barbe à papa si douce pour son petit bonhomme,
Les berlingots parés de belles zébrures,
Gaufres dorées alléchantes de confitures,
Beignets et churros glacés de sucre,
Toutes ces douceurs n’ont pas le goût du lucre.
Dans la mare les canards innocents refusent leur capture,
Sur la piste l’auto-tamponneuse poursuit son aventure,
D’un tir bien calculé, la carabine atteint la cible espérée
Pour l’enfant impatient du câlin, à la douce peluche convoitée.
Alors que plus à l’écart les grands sont grisés
Des sensations fortes et frissons souhaités,
Grand-huit, montagnes russes ou train fantôme,
Pour ceux qui ne sont plus des mômes.
Tu viens de me replonger tout droit en enfance ! Merci Cora Line 🙂
Oh que de souvenirs !
Merci Séverine. En effet, de doux instants sucrés !
Merci Haldur. Nous avons tous des souvenirs de ce lieu particulier très sympathique !
Bonjour Cora Line
Bien vu !
“Pour ceux qui ne sont plus des mômes.”
C’est en tant que placier pour les forains que plusieurs années j’ai vécu les quelques jours ou ils venaient faire étape. Montage, démontage, route à faire, payer le gazole, défendre sa place, tenir jusqu’au plus tard de la nuit en haranguant les derniers noctambules est leur rude vie. Pendant ce temps là, derrière la vitrine, à la caisse les deniers nés de l’année sommeillent dans le brouhaha et l’odeur des cacahuète grillées.
Pour filles ou garçons encore adolescents qui se tournent autour, l’arrivée en fin d’année scolaire des convois de manèges, des caravanes et remorques d’habitations est l’annonce d’un moment d’émancipation. Après un concert de cris d’effroi, “même pas peur dans le train fantôme” nous lancent-ils pendant que d’autres plus pâles qu’à l’ordinaire recrachent leurs émotions.
Sur la fête parents et enfants complices jouent alors à qui est le meilleur tireur, pêcheur, auto-tamponneur, etc. Au soir venu les parents reviennent avec les enfants endormis dans leur poussette. Parfois c’est aussi le moment pour certains de montrer leur force. Et paf un œil au beurre noir. Merci de m’avoir accompagné à la fête pour un tour de manège gratuit !
Merci Roll de ton commentaire qui étoffe bien mon petit poème et que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt !
Tu apportes un éclairage sur la vie difficile des forains et la mettre en parallèle avec la joyeuse ambiance qui règne à la fête, permet d’en apprécier toute la valeur en respectant ce monde si particulier qui offre tant de bons moments. Merci pour eux !
PS: Avec cette expérience, tu pourrais faire tout un beau texte…