Image de couverture du Pen Le néant sans mon frisson.

Le néant sans mon frisson.


Gaëlle Galindo

Publié le 04/08/2022 17:28
Mis à jour le 04/08/2022 17:50

2 mins de lecture

Mon Eliya,

Je ne me suis pas rendu compte que le temps était passé si vite. Depuis que tu m’as quitté, j’ai du mal à reprendre goût à la vie.

Alors oui bien sûr on a tenté de vivre sans toi.
Mais putain que c’est dur !
Tes mots me manquent, ton odeur me manque, la douceur de ta peau me manque… Tu me manques !

Aujourd’hui voilà que l'été est arrivé accompagné de son Zéphyr.

Tout le monde est heureux, plus apaisé, moins marqué par la vie.
Mais malgré tout ça, il me manque une partie de moi.
Toi.

Je nous revois chantant notre chanson.
Je nous revois courir ensemble sous la pluie.
Je nous revois tous ensemble, nous amuser, rire, vivre.

Je ne peux m’empêcher de nous imaginer. J’ai tellement espéré te revoir au pied de mon sapin. Me réveiller de ce cauchemar qui en est vraiment un.

Je nous ai imaginés, danser, skier, chanter dans la neige. Mais je n’ai qu’imaginé.

Il ne me reste que le souvenir de ta photo, patafixé sur le miroir de ma chambre. Ta brosse à dents dans le gobelet, dont je ne peux me séparer. Le peu de vêtements que tu as laissé, rangé, comme ci ce soir tu allais rentrer.

Eliya, si tu savais combien j’ai espéré.

Mais voilà l’été, et tu n’es toujours pas rentré.

Je nous ai tatoués sur mon cœur comme je te l’avais promis.

Je vais continuer d’imaginer et d’espérer. En souhaitant que tu m’attendes sagement.

Qu’on pourra enfin vivre tous ces putains de moments sans être séparé.

Mon Eliya, malgré l’été, les combats n’ont pas cessé. Je prie chaque jour que ce soit le dernier.

Le dernier pour enfin te retrouver.

Je t’aime…

Ton Axel.






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