Quel avenir pour la presse écrite face au numérique ?


Lucile Cajart

Publié le 18/12/2018 17:20
Mis à jour le 18/12/2018 17:25

2 mins de lecture

L’arrivée d’internet dans le paysage médiatique a fortement impacté les comportements des consommateurs. On constate aujourd’hui une migration remarquable vers les applications et support numériques.




La question qui se pose maintenant :

Quel avenir pour la presse écrite face à ces changements ?

La dernière décennie a vu la construction progressive d’un, voire plusieurs nouveaux médias reposant sur des technologies numériques. Les magazines en ligne constituent un nouveau support d’information. Les diffusions des quotidiens et magazines baissent depuis plusieurs années.


Image du Pen WikiPen

La presse numérique poursuit son essor. Dans une société connecté, le numérique conditionne les pratiques informationnelles, éducatives et culturelles. Les modes de vie incluant désormais la mobilité, les utilisateurs s’attendent à avoir accès à une gamme de services disponibles à la demande et en temps réel.

Les individus bénéficient désormais d’un accès immédiat à l’information. Plus besoin de sortir et d’aller chercher et trouver un marchand de journaux (ouvert et qui vend le titre recherché). Votre journal ou magazine vous est apporté dans votre lit.

En plus, le rendu des photos est de meilleure qualité sur tablette que sur papier, du fait de l’espace colorimétrique plus important des écrans.

Par ailleurs, La préférence de l’écran au papier s’impose pour le partage de l’information avec son entourage et pour aller rapidement à l’essentiel ou trouver une réponse à une question précise. En effet, l’interactivité et l’accessibilité toujours plus grande rendue possible par internet rapproche la distribution d’information en ligne d’un dialogue, quand la presse était habituée à diffuser en sens unique sur le papier.


La migration vers le numérique

Face à cet essor du digital, la presse papier tend aujourd’hui à se réinventer et à proposer un nouveau modèle où le numérique a un rôle complémentaire. Chaque journal possède aujourd’hui une application mobile : l’idée centrale est de couper les intermédiaires, couper la contrainte temporelle, ce qui la rend toujours plus accessible.

L’accès aux contenus est facilité ; un téléchargement est un engagement moins fort qu’un achat en kiosque. En outre, à l’heure du numérique, les pratiques s’individualisent : l’ordinateur ou le Smartphone remplacent la télévision, les sites internet concurrencent la presse écrite où l’information est personnalisée en fonction de ce que l’on choisit, ou non, de recevoir numériquement. Sur le digital, le pouvoir est du côté des utilisateurs, des utilisateurs actifs de plus en plus réfractaires à se voir dicter leur destinée et à subir les mécaniques intrusives d’un autre âge.