Au Soleil le Vent..


Maria Milles

Publié le 01/09/2021 00:48
Mis à jour le 05/09/2021 10:46

17 mins de lecture


Introduction


C’est à la fois triste et drôle, parfois, que d’observer le monde, puis enfin l’humain en général. Si on se rapproche un peux plus, derrière ce tas de petit bout de monde, tous différent mais pourtant tous identiques dans le fond, on voit ces imperfections, hommes comme femmes sont cachés derrière de total contradictions qui ne font que le faire du mal. Pourquoi vouloir a tout prix se plié à une société, ou à un dictat qui n’a ni cœur ni fois ? Madame la voisine s’efforce de sourire a tout vas, en pensant bien sûr a ajouter les compliments aussi, mais la vrai vérité c’est que personne ne se soucie d’elle, et qu’importe qu’elle le fasse d’ailleurs, cela ne changeras pas le fait que personne ne ferais ce qu’elle fait, sans oublier le faite qu’elle n’as pas de compliments en retour, juste un sourire, un sourire faussement compatissant, faussement attendrissant, même si il y’en as qui sortes carrément du lot, ils faut tout de même les chercher pour les trouver, mais c’est la vie de Madame la voisine, et c’est juste son quotidien. C’est ce qui fait d’elle ce qu’elle est, c’est sa place dans la société qu’elle est en train de prouver.

Et il y a Jay, ce beau jeune homme, qui lui-même est le gentleman de ces dames, ou du moins c’est ce qu’il s’efforce de montrer. Froid, calculateur, un petit peu manipulateur, il s’est construit une belle prison dorée, sans pour autant avoir été condamné. C’est ce qui lui permet d’être, d’exister, car grâce à ce joli masque de beauté, il a déjà sa propre publicité, la preuve en est certaines dame, demoiselles, ne cessent de multiplier les provocations, leurs regards houleux, leurs gestes plus qu’explicites dans le but d’obtenir quelques miettes d’attention de sa part, et, il est bien comme cela. Les clichés dis t’ont on la vie dure, n’est-ce pas ? La vie n’est elle pas alors un cinéma ? Elle pourrait l’être, car chaque personne joue son propre personnage, pour le confort de tout le monde, Ah, ce beau Monde…

N’oublions pas Monsieur « Richissime », qui, se complait tellement dans son rôle, qu’il prendrait toute la place, et même la pièce de théâtre en entier, monsieur, lui rien ne l’arrête, et rien, objectivement, ne peux l’arrêter, c’est un fait, car tout le monde est prêt à s’effacer rien qu’à sa seule présence.

Et nous sommes convaincu, ironie du sort, que nous vivons en parfaite harmonie, que l’amour est omni présent dans nos vies, mais en vérité,        qu’est qu'on en sais ? Qu’est-ce que l’amour ? D’où Vien-t-il ? Qui est-il ? Puisque nous parlons d’illusions, n’en est-il pas un finalement ? Car tout porte à croire que le fait d’aimer est devenue réducteur, on attribue le rôle ou la capacité d’aimer aux « Obséder » ou « sensibles » ou encore « excentrique ». On a réduit l’amour a un type de personne, a un trait de caractère, et dès qu’on est en contact avec lui, de trop près, on le maltraite, ont la chiffonne, on lui tourne le dos, de tel sorte à le rendre inexistant, le dominer, car personne n’a réellement envie de le connaitre, d’en connaitre la puissance, au risque d’avoir peur d’échouer, et de se voir changer, et donc de se voir exclue de la société, qui privatise la normalité… C’est donc ce qui reste de nous ? C’est donc ça être ou ne pas être de Shakespeare ? quelle utilité que de se cacher, que de se blesser, que de se mépriser, pour quel résultat ? Cacher ce qui ne devrait pas se voir au profit de qui ou de quoi ?

Mais si on changeait tout ceci, et si Je décidais d’appuyer la ou « ça fait mal », est ce que j’arriverais à ouvrir les portes d’un plaisir inavouée ? et si le fait de rentrer dans le vif du sujet me permettais de lire en ces personnes, en moi, en vous, comme un livre, en passant par le corps, pour finir à voir votre âme ? Je me fais un plaisir de m’ouvrir un peut, comme une poésie qui se dévore de ligne en ligne en ligne, de lettre en lettre, de paragraphe en paragraphe, de syllabe, car l’amour, c’est tout ce qui me reste à écrire, et j’espère être à la hauteur, j’ai le vertige quand je regarde trop vers le bas…



C’est une lettre en plein cœur, plein estomac, une lettre à moi-même, a nous-même, que je me suis faite, et je promets, d’être la plus ouverte possible, du moins j’essaierais.



Au nom de moi, Au nom de nous, Au nom de L’Amour, car il n’y a rien de plus fort que cela.





Chapitre 1:

SARAH JONES


Début de la journée. 8heures s’affiche sur mon réveil, il est temps de se réveillée. Le jour ne fait que m’aveuglé la vue, quand la lumière décide de s’échapper du rideau de notre chambre. Je taponne la place à coter de moi. Elle est monstrueusement vide, Ray, mon époux s’est déjà rendu au boulot, et je suis la seule à être ici, et pendant que je pense être la seule, je suis secouée par des cris dans la chambre.

- « MAMAN JENNY NE VEUX PAS SE REVEILLER !! »

- « Lia combien de fois faudrait que je te répète de ne pas crier comme ça quand tu vois qu’elle ne se réveille pas ? »

- « Oui mais maman après on vas être en retard si elle ne se réveille pas !! »

- « J’arrive commence à te préparer en attendant on perdra moins de temps ma chérie »

J’entends ces pas se faire imposant vers la salle de bain en guise d’acceptation, et je constate que hier, quand Ray et moi étions élancés, que nous faisions l’amour, et qu’il était si proche de moi et en même temps si loin de mois, que nos corps se prêtaient volontiers a l’exercice soucieux d’obtenir l’ultime récompense a la fin, cette douceur qui n’égale a aucune, ces toucher pour atteindre le point G, ces gestes pourtant si anodins mais si précieux et capital pour l’épanouissement égoïste dans lequel nous avons décider de nous réunir, dans la chaleur de cette nuit chaude, et sans jeux de mots, hier, est en fait si lointain.. Dans une autre vie, si des pouvoirs m’auraient été donnée, je ferais en sorte de recommencer ce scénario type encore et encore, car il ne s’est pas a quel point j’en ai besoin, a quel point mon corps ne réclame que l’amour, cette flamme, a quel point cela provoque en moi tellement de sentiment, un peux comme des artifices, ou comme un arc en ciel, oui, il ne s’est pas a quel point cela est vitale…


Perdu dans mes souvenirs, entre le détail et le concret de cette charmante discussion que Ray m’a faite, je regarde mon téléphone, et une notification provenant de Facebook me saute aux yeux.

« Sarah Jones vous a rajouté en amie ». Intriguée, je décide de visiter le profil. C’est une jeune femme, peaux matte, cheveux roux, est-ce une teinture ? Elle a des yeux marrons noisettes, et je regarde son accoutrement, laissant apparaitre une jolie mine jupe noir, et un jolie décotée blanc qui donne la vue a sa belle poitrine ferme et rondes naissante. Elle me semble, d’âpres les photos, être mince, et aborde, dans une position plutôt banale, un franc sourire. Son regard aguicheur en dit long sur sa personnalité…


Elle n’est pas comme moi, je me surprends à le dire, mais j’aime bien le prénom et le nom, ça sonne bien, alors je décide d’accepter l’invitation, et décide de me lever d’un pas ferme pour aller dans la chambre de mes enfants. Lia est plus rapide que Jenny, a 13 ans, on est assez autonomes pour s’habiller et s’occuper de sois tout de même. Je vois ma Jenny toujours allongé serrant sa poupée dans ces mains. C’est sa meilleure amie, elle dort avec elle tous les soirs. Un jour, elle m’a même racontée que sa poupée qu’elle a affectueusement prénommée Mia, venait dans ces rêves lui parler, quelle imagination on peut avoir a 4 ans et demi.


- « Coucou ma chérie, il est l’heure de se réveiller maman vas travailler »

- « Humm… »

En guise de réponse, je l’embrasse sur sa joue pour l’encourager à se lever, ce qu’elle fit 5 minutes plus tard.

30 minutes plus tard, et nous voici dehors, bien évidement j’ai pris soins avant de sortir de regarder le courrier, « Madame Niella Nevera Candelas, nous vous proposons le voyage de vos rêves, tout ce que vous avez besoin de faire, c’est de souscrire a… ». Je ne prends pas la peine de lire le reste, encore une publicité, qui trouveras le chemin de la poubelle. Et 1heure âpres, une fois mes filles dans leurs établissement respectifs, me voici en route pour mon travail.


J’ai toujours du mal à regarder la grande tour que représente cette entreprise dans laquelle j’y exerce ma fonction de chef d’équipe et charger de mission depuis près 9 ans. Dit comme cela, ça parait dur comme boulot, mais j’alterne, j’assure mon rôle de chef d’équipe du lundi au mercredi, de 9h a 16 heures, et le jeudi et le vendredi, de 10h à 15h30 j’endosse le rôle de charger de mission, qui consiste le plus souvent à me déplacer ou négocier des contrats avec des clients de toutes classes sociales, parfois même dans des provinces reculées, pour un contact plus direct. Des fois je gagne, des fois je perds, ainsi vas la vie, mais le plus important, c’est que j’aime énormément ce que je fais. Pour rentrer dans la célèbre entreprise de Monsieur Kins, il m’a fallu être patiente, car, quand j’ai postulé, je n’avais que 18ans, et donc, aucunes véritable expériences mis à part les stages qui daté de mes années à l’école. Je pense que c’est grâce a ma force de persuasion que j’ai pu m’en sortir face a ces dizaines de candidat, et au fur a mesure j’ai pu faire mes preuves, c’est aussi pour cette raison que Monsieur Kins a décidé de me garder.


- « Et bien je constate que vous êtes jeunes et ambitieuse, m’as t’il dit. De plus, quoi de beau qu’un peu de jeunesse, pour rafraîchir les affaires, avec ce sens de la répartie, c’est sûr que les clients ne pourraient être que dans notre poche »


C’est la que j’ai su qu’il y tenait plus que tout a son entreprise de dénicheurs de talents en tout genre. Et pour cause, il réussissait, grâce à notre travail, à décrocher des talents divers, en passant du simple peintre a l’écrivain, et, influant comme il l’était, il leurs fessait signer un contrat pour l’assurance de sa carrière et tout dommage que cela pouvait engager, ils n’avaient juste qu’à verser tous les mois une somme selon leurs budgets, un peu comme une sorte d’assurance. Aussi, les clients se devaient également de verser 15% de leurs pactoles quand ils récoltaient le fruit de leurs durs labeurs, tel était le contrat, et Monsieur Kins avait décoté une panoplie de talents en tout genre, il y avait également des chanteurs, des dessinateurs, des inventeurs de jeux vidéo etc. Au sein de son entreprise, Mr Kins s’appliquait à avoir un service de qualité en échange, et il réussissait à décrocher de bons contacts prometteurs et décisives dans la vie des futurs clients, ce qui pouvaient leurs permettre de durer dans le temps. En un mot, il était charismatique, et était la personne avec qui parler lorsque certains clients voulaient se faire connaitre du public et assurer ses arrières par la même occasion. Mr Kins était parti de rien, et avait fait le pari d’être celui a qui on demanderais conseil, celui dont la compagnie serait plus que nécessaire. Il avait eu la vie dure, et, chemin fessant, il s’est battu et a su gagner la confiance des gens pour être la ou il est aujourd’hui, personne ne croyait vraiment en lui, normale qu’il tient à son entreprise comme une mère tiendrais à son enfant.


J’entre dans mon bureau. Il est énorme. Quelque coéquipier s’affut sur mon bureau en déposant des nouveaux talents, que moi, a mon tour, je trie, et me charge de contacter pour un éventuel rendez-vous, ou non. Ils ont jusqu’à mercredi pour en trouver, car jeudi et vendredi je ne suis pas là. Le lundi n’est décidément pas ma tasse de thé.


En parlant de tasse, voici que Mever, ma stagiaire, à déposer une bonne tasse de cappuccino au chocolat blanc de chez Frez. Un amour cette jeune femme. Je m’empresse d’en délecter le délicieux et chaud nectar a la dernière goutte, onctueux comme je l’aime.


- « Bonjour M’dame Candelas voici les talents qu’on a trouvé aujourd’hui avec Bastien, Cloe, Aicha, Dayson et Moi les autres ils sont en pleines recherche ils vous le remettront mercredi sur votre bureau comme d’habitude, vous allez bien ? »

- « Oui je te remercie Ismaël ça va bien tu aurais vu Mever ? »

- « Ouais elle est dans la salle informatique je vais l’appeler pour qu’elle vienne»

- « Je te remercie bien, et bon travail ! Vous êtes au top ! » 


Il s’empresse de sortir de mon bureau à sa recherche, et a sa précipitation j’aurais soupçonné une légère excitation, il doit vraiment l’aimer cette Mever, me fit je comme réflexion. Les journées sont souvent les mêmes, au bureau. Mever et moi contactons les talents, et ainsi de suite. Et très souvent je remarque tardivement que je sortirais après 16heures, mais cela ne me dérange pas, vu que je ne suis pas loin de mon domicile, de plus, Ray va récupérer Jenny au passage, et Lia est assez grande pour rentrer seul chez elle.


Un jeudi cependant, vers 17h heures exactement, je décidais de changer d’itinéraire et passer à une de mes boutiques préférées. C’était une boutique proposant un panel d’article en tout genre, Tass de thé, couvert originaux ou personnalisé, des livres, etc... Ayant une idée précise de ce que je désirais, je me dirigeais vers le rayon bougie. Il n’Ya rien de plus tranquillisant qu’une bougie parfumée, quand vous prenez votre douche, qui de son odeur vous caresse et embaume la pièce. Apres une dur journée et longue, à être debout et assise, j’aime me fabriquer de doux instant. « Ne vous fiez pas aux apparences trompeuses. Laissez-vous tentez par la vanille endiablé ». Il ne m’en faut pas plus pour la prendre avec moi.


Au moment ou je me dirige vers la caisse, une personne me frôle l’épaule, de très près, je n’aperçois pas réellement son visage, vu que la personne, avait soigneusement pris le soin de mettre une capuche, bien qu’une mèche, que j’aperçois hors de la capuche, l’ai trahi. Pour un peux j’aurais presque senti son souffle se loger sur mon cou.

- « Oh je suis désolée !» me dépêchais je de dire. Mais elle ne fit rien de mes excuses. Elle ne daigna même pas me répondre. Certainement une personne qui a dû passer une mauvaise journée. 

- « Ah Madame, comment allez-vous depuis le temps ? »

- « Bien merci et vous ? » 

On échangent quelques banalités, et du coin de l’œil je regarde l’arrière de la boutique pour voir si elle me suivrait à la caisse, simple curiosité. Mais personne. Elle avait tout simplement disparu. Bizart. Au moins, j’aurais de quoi enrichir mon imagination pendant le chemin, et au pire ma conversation ce soir pendant le diner. D’ailleurs de quoi sera fait le diner de ce soir ? J’emporte ma récompense fièrement dans mon sac, et d’ici 15 minutes à peine, me voici déjà chez moi. 

- « Maman devine quoi ? Rahim M’invite à sortir au cinéma avec lui ce samedi sil te plait dit oui !! » Me dit Lia, toute contente. Quel bel enfant, elle grandit, elle a des cheveux bouclés et frisés, qu'elle réunît en forme d’un élégant chignon au centre de sa tête. Elle est très coquette et fait attention à son apparence. Ça doit être de son Age, cela me fait rire intérieurement. Elle me ressemble un peux, elle est intrépide, pleines de ressources et d’énergie. Jenny ressemble, quant à elle, a son père, plus réservée a des périodes, calme, et douce, mais elles sont toutes les deux joyeuses, de vrais bijoux, oui, on peut dire aisément que j’en ai de la chance.

- « Oui à condition que tu m’aides à faire la vaisselle, que tu ranges ta chambre, y a tes affaires partout ! et que tu me promettes de faire attention à toi ! Il y’a un deal ?»

- « Deal Mom !!! T’es génial Ou lala je me demande ce que je vais bien me mettre Jenny viens m’aider c’est une situation de CRISE !! »

- « Mais arrête de crier Maman elle a dit !! et puis d’abord si je t’aide je veux tes deux desserts a moi toute seule !! » Lui réponds de gaiement Jenny. 

- « T’abuses sœurette mais bon j’accepte !! est ce que tu pense que je devrais mettre la robe rose ? »

- « Non je préfère la robe bleue en jean !! Attends je vais demander à ma poupée ! »

Les deux se chamaillaient et montent les escaliers, et nous les regardons partir Ray et moi. Il me lance un regard.

- « Rappelle-toi quand on avait leurs âges ! » et il me saisit et m’embrasse. Oh que oui je m’en souviens. Bientôt l’heure de ce coucher approche, et annonce un lendemain identique, ou presque.





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