Bonne fête à toutes les mamans isolées

11 mins

Le jour de la Fête de Mères ma pensée va vers toutes les mamans isolées pour de multiples raisons. Cette journée ne doit pas être facile à vivre pour chacune d’elle. Et à toutes les autres qui ont la chance d’avoir leurs enfants à leurs côtés que cette journée soit pleine de joie.

Paroles d’enfants

Maman, chaque soir je puise ma force dans ton regard 

Pour moi tu es la fleur du pouvoir

Une femme modèle car malgré la souffrance

De ton enfance

Tu t’es battu

Et tu as vaincu

Les mots que tu me dis

A toi on ne les a jamais dit

Pour tous ce que tu as vécu je te respecte

Je t’aime maman !

—————–

J’ai cherché dans les poèmes

Comment te dire je t’aime.

J’ai trouvé des mots savants

Bien trop long pour mes cinq ans.

Alors, j’ai cherché ailleurs

Et j’ai trouvé dans mon coeur

Les mots que tu m’as appris quand j’étais encore petit.

Maman, je t’aime grand comme ça !

Je le dis avec mes bras.

—————–

Maman la plus belle

Ma maman, pour les autres ce n’est peut-être pas la plus belle, mais quand on la regarde avec MES yeux, c’est elle la plus jolie.

—————–

Maman, je pense à toi,

Car tu fais tout pour moi,

C’est toi qui me soutiens

Quand j’ai un vrai chagrin

Tu m’aides à bien grandir

Et à m’épanouir

Je t’écris ce poème

Pour te dire que je t’aime

Paroles de personnages célèbres

Extrait de La Thébaïde 

« Celui qui ne cède pas d’abord aux instances d’une mère ne s’attendrira jamais.

J.-C.Lucius Annaeus Seneca, dit Sénèque
  entre l’an 4 av. J.-C. et l’an 1 apr. J.-C. 
Philosophe, dramaturge et homme d’État romain né vers 4 av. Jésus-Christ. 

Extrait des Femmes savantes

« Une mère a sur nous une entière puissance. »

Molière 1672


Les mémoires ou essais sur la musique 

« Le cœur d’une mère est le chef-d’œuvre de la nature.
»

André Grétry 1797


Extrait de Poésies posthumes, A ma mère

« Qui ne serait reconnaissant à la tendresse maternelle ? »

Alfred de Musset Poète et dramaturge français, 1810

Extrait de Maman je te donne

J’entends au-dessus de moi dans les cieux

Les anges qui murmurent entre eux 
Ils ne peuvent trouver de mot d’amour plus grand 
Que celui-ci : Maman 


Edgar Allan POE
  Artiste, écrivain, Poète, Romancier (1809 – 1849)

Extrait du recueil de poèmes Les feuilles d’automne  

« Ô l’amour d’une mère !

Amour que nul n’oublie !

Pain merveilleux qu’un Dieu partage et multiplie !

Table toujours servie au paternel foyer !
                                    Chacun en a sa part,                                                                                Et tous l’ont en entier ! »  

Victor Hugo, 1831 

Extrait d’Eugénie Grandet

« Un enfant, même en dormant, connaît sa mère ; il en reçoit, sans s’éveiller, les soins et les baisers. » 

« Le cœur d’une mère est un abîme au fond

Duquel se trouve toujours le pardon. » 


Honoré de Balzac, 1833


Extrait de Les mémoires de deux jeunes mariées 

« Un mari ne remplace jamais une mère pour une femme. » 

Honoré de Balzac, 1841

Extrait d’Un père prodigue
– pièce de théâtre

Nos mères savaient vieillir… elles acceptaient bravement et ingénument les cheveux blancs et les rides elles remplaçaient la beauté par l’esprit, la jeunesse par la grâce, la galanterie par la bonne humeur, l’amour par l’amitié. 

Alexandre Dumas fils Romancier et auteur dramatique français 1859.

Extrait Extrait de Le dieu Plutus 

L’amour seul fait plier les genoux d’un homme devant une mère,…

George Sand 1862 

Extrait de Le baiser d’un enfant, Varia

« L’âme d’une mère est un trésor divin. »  

Jules Canonge 1869, poète

Extraits de Les étrennes des orphelins

« Enfant sans mère, c’est comme un nid sans plumes, sans chaleur. »  

Arthur Rimbaud 1870.


Extrait de Nana

« Quand on est bonne mère, ça fait tout pardonner.
» 

« Maman, est-ce que j’ai quelque chose à moi qui ne soit pas à vous ? »  

Emile Zola   1880 – Artiste, écrivain, Romancier 

Extrait de Correspondance avec sa mère

« Ma maman chérie,  
Je sais que tu es maintenant de nouveau toute seule ; j’ai peur que tu n’aies un peu froid près du coeur, que tu ne sois très triste ; et je veux t’écrire aujourd’hui rien que pour te dire combien je t’aime tendrement. Il me semble que mon affection me fait si bien comprendre toutes les pensées grises qui doivent tourner autour de toi, certains jours, et te chagriner… : j’aimerais que cette lettre les chasse. »

André Gide, de 1880 à 1895


Extrait du roman Fort comme la mort 

« On aime sa mère presque sans le savoir, et on ne s’aperçoit de toute la profondeur des racines de cet amour qu’au moment de la séparation dernière. »

Guy de Maupassant, 1889 


Extrait du roman  Du Côté de Chez Swann – À la recherche du temps perdu

« Ma seule consolation, quand je montais me coucher, était que maman viendrait m’embrasser quand je serais dans mon lit. Mais ce bonsoir durait si peu de temps, elle redescendait si vite, que le moment où je l’entendais monter puis où passait dans le couloir à double porte le bruit léger de sa robe de jardin en mousseline bleue, à laquelle pendaient de petits cordons de paille tressée, était pour moi, un moment douloureux. » 

Marcel Proust, 1913 

Extrait du roman Rendez-vous avec la mort

« L’amour d’une mère pour son enfant ne connaît ni loi, ni pitié, ni limite. Il pourrait anéantir impitoyablement tout ce qui se trouve en travers de son chemin. »

Agatha Christie, 1938

Extrait de La gloire amère

« Il est tellement, tellement triste ce long hiver. Et cependant j’espère si fort être dans vos bras dans quelques mois, ma petite maman, ma vieille maman, ma tendre maman, au coin du feu de votre cheminée, à vous dire tout ce que je pense, à discuter en contredisant le moins possible… à vous écouter me parler, vous qui avez eu raison dans toutes les choses de la vie…  
Ma petite maman, je vous aime. »

Antoine de Saint-Exupéry, 1943 


Extrait du poème « Pour ma mère » (recueil La lanterne Magique)

« Il y a plus de fleurs.

Pour ma mère en mon cœur 

Que dans tous les vergers 

Plus de merles rieurs 

Pour ma mère en mon cœur 

Que dans le monde entier. 

Et bien plus de baisers 

Pour ma mère en mon cœur 

Qu’on en pourrait donner. »

Maurice Carême, 1947

Extrait d’un Requiem pour une nonne 

«  Une mère éplorée n’a pas assez de cœur pour la douleur et la vengeance à la fois.

William Faulkner 1951

Extrait du roman: Livre de ma mère

« Pleurer sa mère, c’est pleurer son enfance. L’homme veut son enfance, veut la ravoir, et s’il aime davantage sa mère à mesure qu’il avance en âge, c’est parce que sa mère ; c’est son enfance. J’ai été un enfant, je ne le suis plus et je n’en reviens pas. »


Albert Cohen, 1954 

Extrait du Journal littéraire

Je pense bien souvent à ma mère. Je me berce de l’espoir que je la reverrai un jour, je me dis que j’ai encore un peu de bonheur à vivre, quand elle me prendra dans ses bras, et m’appellera son fils, et m’embrassera. Tous ces baisers, toute cette tendresse que je n’ai pas eus, et dont j’aurais été si heureux ! Comme je souffrirai le jour où elle mourra, que je l’aie revue ou non. Ce jour-là, je serai seul pour de bon.  

Paul Léautaud 1968


Extrait du roman Miss Monde

« En 1955, j’avais sept ans. Comme chaque année, à Noël, j’allais avec mes parents au cinéma Gaumont dans le IXe arrondissement. Fauteuils rouges. Ouvreuses se promenant dans les allées, comme des soubrettes en tablier blanc à dentelles, et portant sur leur ventre des paniers en osier remplis de friandises. Ce soir-là, aux Actualités, on nous montra l’élection de Miss Monde. Applaudissements, remarques salaces, cris d’approbation. Mais pour moi, il n’y avait aucun doute: la grande femme brune en bikini de soie noir, qui se déhanchait sur une plage devant des palmiers oscillant au vent, c’était ma mère. »

Gérard de Cortanze, 2007 écrivain, essayiste, traducteur et critique littéraire français


Proverbes

« L’amour d’une mère est plus profond que l’océan. »  

Proverbe japonais

La mère est du foyer l’active providence.

Proverbe latin 1757 

Qui prend l’enfant par la main prend la mère par le cœur.

Proverbe danois 1757 

Mieux vaut faire pleurer cent fois sa femme que de faire soupirer une fois sa mère.

Proverbe chinois 1876 


Le travail d’une mère n’est jamais terminé.

Proverbe anglais 1894 

Sans une mère, il n’y a point de refuge.

Proverbe polonais 1855 

La mère pour ses enfants est un remède contre tous les maux. 


Proverbe ivoirien 1980 


Dans les bras de sa mère, tout bébé est beau.

Proverbe hongrois 1993


Poèmes dédiés aux mamans

À ma mère

Après un si joyeux festin,  
Zélés sectateurs de Grégoire,

Mes amis, si, le verre en main

Nous voulons chanter, rire et boire,

Pourquoi s’adresser à Bacchus ?

Dans une journée aussi belle

Mes amis, chantons en ” chorus “

À la tendresse maternelle. (Bis.)
Un don pour nous si précieux,

Ce doux protecteur de l’enfance,

Ah ! c’est une faveur des cieux

Que Dieu donna dans sa clémence.

D’un bien pour l’homme si charmant

Nous avons ici le modèle ;

Qui ne serait reconnaissant

À la tendresse maternelle ? (Bis.)
Arrive-t-il quelque bonheur ?

Vite, à sa mère on le raconte ;

C’est dans son sein consolateur

Qu’on cache ses pleurs ou sa honte.

A-t-on quelques faibles succès,

On ne triomphe que pour elle

Et que pour répondre aux bienfaits

De la tendresse maternelle. (Bis.)
Ô toi, dont les soins prévoyants,

Dans les sentiers de cette vie

Dirigent mes pas nonchalants,

Ma mère, à toi je me confie.

Des écueils d’un monde trompeur

Écarte ma faible nacelle.

Je veux devoir tout mon bonheur

À la tendresse maternelle. (Bis.)






Alfred de Musset (1810-1857)

Recueil : Poèmes de jeunesse.
(Écrit à l’âge de quatorze ans.)


« J’ai de toi une image
Qui ne vit qu’en mon cœur.
Là, tes traits sont si purs
Que tu n’as aucun âge.
Là, tu peux me parler
Sans remuer les lèvres,
Tu peux me regarder
Sans ouvrir les paupières.
Et lorsque le malheur
M’attend sur le chemin,
Je le sais par ton cœur
Qui bat contre le mien. »




A ma mère

Il y a plus de fleurs 
Pour ma mère, en mon cœur 
Que dans tous les vergers 
Plus de merles rieurs 
Pour ma mère, en mon cœur 
Que dans le monde entier 
Et bien plus de baisers 
Pour ma mère, en mon cœur 
Qu’on pourrait en donner 


Tu es belle ma mère

Tu es belle, ma mère  

Comme un pain de froment 

Et dans tes yeux d’enfant 

Le monde tient à l’aise 


Ta chanson est pareille 

Au bouleau argenté 

Que le matin couronne 

D’un murmure d’abeilles 


Tu sens bon la lavande 

La cannelle et le lait 

Ton cœur candide et frais 

Parfume la maison 


Et l’automne est si doux 

Autour de tes cheveux 

Que les derniers coucous 

Viennent te dire adieu. 


Maurice Carême (1899 – 1976)




A ma mère

« Ô Claire, Suzanne, Adolphine,
Ma Mère, qui m’étiez divine,
Comme les Maries, et qu’enfant,
J’adorais dès le matin blanc
Qui se levait là, près de l’eau,
Dans l’embrun gris monté des flots,
Du fleuve qui chantait matines
À voix de cloches dans la bruine ;
Ô ma Mère, avec vos yeux bleus,
Que je regardais comme cieux,
Penchés sur moi tout de tendresse,
Et vos mains elles, de caresses,
Lorsqu’en vos bras vous me portiez
Et si douce me souriiez,
Pour me donner comme allégresse
Du jour venu qui se levait,
[…] »









Max Elskamp (1862-1931)
 
poète symboliste belge



Le Balcon 

« Mère des souvenirs maîtresse des maîtresses
O toi, tous mes plaisirs! O, toi, tous mes devoirs!
Tu te rappelleras la beauté des caresses,
La douceur du foyer et le charme des soirs,
Mère des souvenirs maîtresse des maîtresses,
Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon,
Et les soirs au balcon, voiles de vapeurs roses.
Que ton sein m’était doux! Que ton coeur m’était bon!
Nous avons dit souvent d’impérissables choses
Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon,
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées!
Que l’espace est profond! Que le coeur est puissant!
En me penchant vers toi, reine des adorées,
Je croyais respirer le parfum de ton sang.
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées!
La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison,
Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles,
Et je buvais ton souffle, O douceur! O poison!
Et tes pieds s’endormaient dans mes mains fraternelles.
La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison,
Je sais l’art d’évoquer les minutes heureuses,
Et revis mon passé blotti dans tes genoux.
Car à quoi bon chercher tes beautés langoureuses
Ailleurs qu’en ton cher corps et qu’en ton coeur si doux?
Je sais l’art d’évoquer les minutes heureuses!
Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,
Renaîtront-ils d’un gouffre interdit à nos sondes,
Comme montent au ciel les soleils rajeunis
Après s’être lavés au fond des mers profondes?
O serments! O parfums! O baisers infinis! »


Charles Baudelaire (1821-1867)




Sur le même thème, voici des poèmes sur les mamans

L’oreiller d’un enfant

Cher petit oreiller, doux et chaud sous ma tête,

Plein de plume choisie, et blanc, et fait pour moi !

Quand on a peur du vent, des loups, de la tempête,

Cher petit oreiller, que je dors bien sur toi !
Beaucoup, beaucoup d’enfants, pauvres et nus, sans mère,
Sans maison, n’ont jamais d’oreiller pour dormir ;
Ils ont toujours sommeil, ô destinée amère !
Maman ! douce maman ! cela me fait gémir…

Marcelline Desbordes-Valmore (1786-1859) une poétesse française

Pain Merveilleux

Ce siècle avait deux ans. Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,

Et du premier consul déjà, par maint endroit,

Le front de l’empereur brisait le masque étroit.

Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,

Jeté comme la graine au gré de l’air qui vole,

Naquit d’un sang breton et lorrain à la fois

Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ;

Si débile qu’il fut, ainsi qu’une chimère,

Abandonné de tous, excepté de sa mère,

Et que son cou ployé comme un frêle roseau

Fit faire en même temps sa bière et son berceau.

Cet enfant que la vie effaçait de son livre,

Et qui n’avait pas même un lendemain à vivre,

C’est moi. –
Je vous dirai peut-être quelque jour

Quel lait pur, que de soins, que de vœux que d’amour,

Prodigués pour ma vie en naissant condamnée,

M’ont fait deux fois l’enfant de ma mère obstinée ;

Ange qui sur trois fils attachés à ses pas

Épandait son amour et ne mesurait pas !

Oh ! l’amour d’une mère ! amour que nul n’oublie !

Pain merveilleux qu’un dieu partage et multiplie !

Table toujours servie au paternel foyer !

Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier !

Je pourrai dire un jour, lorsque la nuit douteuse

Fera parler les soirs ma vieillesse conteuse,

Comment ce haut destin de gloire et de terreur

Qui remuait le monde aux pas de l’empereur,

Dans son souffle orageux m’emportant sans défense,

A tous les vents de l’air fit flotter mon enfance.

Car, lorsque l’aquilon bat ses flots palpitants,

L’océan convulsif tourmente en même temps

Le navire à trois ponts qui tonne avec l’orage,

Et la feuille échappée aux arbres du rivage.

Maintenant, jeune encore et souvent éprouvé,

J’ai plus d’un souvenir profondément gravé,

Et l’on peut distinguer bien des choses passées

Dans ces plis de mon front que creusent mes pensées.

Certes, plus d’un vieillard sans flamme et sans cheveux,

Tombé de lassitude au bout de tous ses vœux

Pâlirait, s’il voyait, comme un gouffre dans l’onde,

Mon âme où ma pensée habite comme un monde,

Tout ce que j’ai souffert, tout ce que j’ai tenté,

Tout ce qui m’a menti comme un fruit avorté,

Mon plus beau temps passé sans espoir qu’il renaisse,

Les amours, les travaux, les deuils de ma jeunesse,

Et, quoique encore à l’âge où l’avenir sourit,

Le livre de mon cœur à toute page écrit.

Si parfois de mon sein s’envolent mes pensées,

Mes chansons par le monde en lambeaux dispersées ;

S’il me plaît de cacher l’amour et la douleur

Dans le coin d’un roman ironique et railleur ;

Si j’ébranle la scène avec ma fantaisie,

Si j’entre-choque aux yeux d’une foule choisie

D’autres hommes comme eux, vivant tous à la fois

De mon souffle et parlant au peuple avec ma voix ;

Si ma tête, fournaise où mon esprit s’allume,

Jette le vers d’airain qui bouillonne et qui fume

Dans le rythme profond, moule mystérieux

D’où sort la strophe ouvrant ses ailes dans les cieux ;

C’est que l’amour, la tombe, et la gloire, et la vie,

L’onde qui fuit, par l’onde incessamment suivie,

Tout souffle, tout rayon, ou propice ou fatal,

Fait reluire et vibrer mon âme de cristal,

Mon âme aux mille voix, que le Dieu que j’adore

Mit au centre de tout comme un écho sonore.

D’ailleurs j’ai purement passé les jours mauvais,

Et je sais d’où je viens, si j’ignore où je vais.

L’orage des partis avec son vent de flamme

Sans en altérer l’onde a remué mon âme.

Rien d’immonde en mon cœur, pas de limon impur

Qui n’attendît qu’un vent pour en troubler l’azur.

Après avoir chanté, j’écoute et je contemple,

A l’empereur tombé dressant dans l’ombre un temple,

Aimant la liberté pour ses fruits, pour ses fleurs,

Le trône pour son droit, le roi pour ses malheurs ;

Fidèle enfin au sang qu’ont versé dans ma veine

Mon père, vieux soldat, ma mère vendéenne !


Juin 1830
Victor Hugo (1802-1885) 



A ma mère – In Les exilés 

ô ma mère et ma nourrice !
Toi dont l’ âme protectrice
me fit des jours composés
avec un bonheur si rare,
et qui ne me fus avare
ni de lait ni de baisers !
Je t’ adore, sois bénie.
Tu berças dans l’ harmonie
mon esprit aventureux,
et loin du railleur frivole
mon ode aux astres s’ envole :
sois fière, je suis heureux.
J’ ai vaincu l’ ombre et le doute.
Qu’ importe si l’ on écoute
avec dédain trop souvent
ma voix par les pleurs voilée.
Quand sur ma lyre étoilée
tu te penches en rêvant !
Va, je verrai sans envie
que le destin de ma vie
n’ ait pas pu se marier
aux fortunes éclatantes,
pourvu que tu te contentes
d’ un petit brin de laurier.

16 février 1858
  Théodore de Banville (1823-1891)

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6 Commentaires
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Mathieu Jaye
4 années il y a

Je suis ravi de voir que vous appliquez si bien mes conseils ?

Mathieu Jaye
4 années il y a

De plus ces extraits sont bien choisis !

Mathieu Jaye
4 années il y a

J’ai la mémoire courte effectivement, cette fois je le note et je te tutoie !

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