A ceux qui souhaitent arrêter de procrastiner

3 mins

Qui oserait affirmer n’avoir jamais remis à plus tard ce qu’il aurait pu faire tout de suite ?
 
Ce mécanisme, appelé procrastination, est un phénomène familier à beaucoup d’entre-nous, qu’il se déroule de manière consciente ou inconsciente. 

Pour certains, il est considéré comme un mode de fonctionnement efficace : l’adrénaline et l’arrivée concrète d’une échéance peuvent être nécessaires pour faire naître la motivation et, parfois même, devenir meilleur dans la tâche à accomplir.

Pour d’autres cependant, le phénomène est mal vécu, sa répétition peut vite devenir culpabilisante et générer des regrets.

Cet article à pour but d’aider cette seconde catégorie de procrastinateurs.

A ceux, donc, qui souffrent de remettre toujours au lendemain, sans pour autant pouvoir s’en empêcher. A ceux, qui souhaitent arrêter de procrastiner, ou du moins, tenter de prendre le contrôle sur ce mécanisme.

« Dans la tête d’un procrastinateur »

La conférence TED de Tim URBAN, Inside the mind of a master procrastinator, nous plonge avec humour et auto-dérision dans la tête d’un procrastinateur.

En se mettant lui-même en scène, Tim URBAN décrit la procrastination comme une véritable lutte interne entre deux personnages : le « décideur rationnel », et le « singe » qui incarne la partie du cerveau recherchant des gratifications faciles et instantanées.

Enfin, un 3ème personnage, le « monstre panique », arrive à la dernière minute et permet finalement au procrastinateur de survivre plus ou moins bien à l’échéance.

Mais que se passe-t-il dans les situations où il n’y a pas d’échéance ? C’est-à-dire, lorsque le « monstre panique » ne se présente jamais ? La procrastination devient alors particulièrement une source de souffrance et de regrets pour les individus qui la vivent.

C’est pourquoi Tim URBAN invite chacun à réfléchir sur ce qu’il est vraiment en train de remettre au lendemain : une simple tâche, ou plus que cela ?

La prise de contrôle passe par une prise de conscience

Le moyen de progresser est de prendre conscience de ce que nous repoussons vraiment, ce à quoi nous renonçons en entrant dans ce mécanisme.

C’est à l’appui d’un schéma très simple et extrêmement percutant que Tim URBAN conclut cette réflexion.

Il appelle ce schéma le « calendrier de la vie » (cf photo de l’en-tête). Il s’agit  d’une représentation matérielle du temps de vie d’une personne de 90 ans : une case pour chaque semaine. 

Si chaque procrastinateur faisait l’exercice de noircir toutes les cases  correspondant à sa vie déjà écoulée, pour voir plus clairement celles qui restent blanches, il est possible que ce simple rappel sur la finitude du temps produise quelques guérisons.

Or, devenir soudainement hyperactif sur toutes les tâches laissées en suspens, n’est sans doute pas un gage de persévérance dans la durée. Les habitudes risquent de revenir tôt ou tard.

Une nouvelle vision de la « to do list » pour commencer à s’organiser

Par définition, la « to do list » est un supplice pour un procrastinateur.  Pourtant, elle peut être un véritable allier si on la travaille un peu.

La méthode consiste à faire une liste de l’ensemble des choses qui nous intéressent, des activités que nous aimerions pratiquer, au plan professionnel, personnel, etc. L’exercice peut être un peu fastidieux, mais, en plus d’être important pour la suite, il peut être une bonne opportunité pour faire le point sur ses aspirations.

Une fois que la liste est établie, on choisit 5 éléments, ceux que l’on souhaite réaliser en priorité.

Enfin, la dernière étape consiste à bien garder en mémoire ses 5 choix, puis chercher à tout prix à éviter tout le reste. C’est seulement lorsqu’un des 5 éléments est atteint, qu’un nouvel élément de la liste peut être à son tour choisi.

Cet exercice a pour principal intérêt d’aider les procrastinateurs à identifier leurs priorités pour se concentrer sur ces dernières afin de les atteindre les unes après les autres.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’une recette miracle puisqu’elle dépend essentiellement de la volonté du procrastinateur à se tenir à ses 5 choix.

Ainsi, la procrastination est un mécanisme bien familier, tantôt source d’adrénaline, tantôt source de souffrance, elle n’est pourtant pas une fatalité et peut être « travaillée ».

Si vous avez lu cet article, c’est que le sujet vous intéresse. Les outils proposés ne sont bien sûr que des exemples.  Vous avez peut-être d’autres propositions pour aider la communauté des procrastinateurs ? N’hésitez pas à les partager en laissant un commentaire.

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1 Commentaire
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Lucile Cajart
5 années il y a

Merci,
j’aime beaucoup ton article, je pense qu’une bonne façon d’arrêter de procrastiner est de se donner des objectifs journalier simple et raisonnable pour commencer.

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